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Article : Tribunal de la Commune IV : Les supposés manifestants Pro-Rasta  libérés !
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25 août 2016

Tribunal de la Commune IV : Les supposés manifestants Pro-Rasta libérés !

Les supposés manifestants pro-Rasta arrêtés le 17 août, jour de la comparution de Ras Bath, sont passés devant le juge ce jeudi 25 août. Après une détention de 8 jours, ils devraient être statués sur leur sort. Délibération : 18 ont été reconnus non coupables, un a été condamné à 6 mois d’emprisonnement  avec sursis.

Tôt le matin, 7h 30mn,  les forces de l’ordre avaient déjà bouclé les voies d’accès au tribunal. A l’entrée, tout le monde se soumettait à un  contrôle même les travailleurs du tribunal. L’accès était limité. Seuls quelques parents des prévus y avaient droit. Prévue à 8 heures, l’audience a commencé à 10h 30mn. Un a un, les prévenus se sont présentés à la barre afin de se défendre contre les faits qui leur sont reprochés : ‘’Troubles graves à l’ordre public, Violence et voies de Fait envers les dépositaires de l’Autorité ou la Force Publique dans l’Exercice de leur Fonction’’. Sur les 18, tous  se sont présentés non coupables. Sauf un (Sidiki Berthé) qui a reconnu être présent, ce jour, au tribunal dans le but de suivre l’audience. Le ministère Public a tenté par des arguments légers à prouver la culpabilité des prévenus. Les avocats de la défense à leur tour ont fait ressortir les failles de la procédure (déclarations fracassantes du procureur général et du ministre de la juste pour intimider), l’absence de preuves matérielles et enfin ont conclu : ‘’le dossier est vide’’. Une exception se présentait : un professeur de droit à l’université, Abdoulaye Fofana (56 ans),  présenté non détenu. Sa présence à la barre fait suite à son altercation verbale avec les policiers le jour des manifestations vers le 5e arrondissement.  Il a été libéré.

Après un débat oratoire ardu de 9 heures d’horloge entre le ministère public (le Procureur M. Sidibé) et les avocats de la défense (au nombre de 8) la délibération du président de l’audience, M. Touré, (sous la pluie)   a soulagé tout le monde : 17 sont reconnus non coupables et un a été condamné à 6 mois avec sursis.

Le condamné, Sidiki Berthé, a eu une peine légère grâce aux témoignages d’un des avocats, Maître Sidiki Zana Koné. Monsieur Berthé a porté secours, au moment où la situation a dégénéré,  aux Maîtres Zana et Touré. C’est lui qui a épargné le véhicule (saccagé) de Maître Zana aux incendies qui ont consumé les pickups des forces de l’ordre dans la cour du tribunal. Et c’est sur le chemin de retour (avec le sac de Maître Zana) de là où il a été garé le véhicule que Monsieur Berthé a été intercepté puis amené au 5e par les forces de l’ordre.

La plus part des supposés manifestants sont des ouvriers (tailleurs, réparateurs de moto, chauffeur de remorque, cuisinier dans un restaurant etc.). Leur âge varie entre 16 à 30 ans, excepté le cas du professeur Fofana qui est de 1966.

Les noms des prévenus :

Mahamadou Touré, Daouda Ballo, Cheick Oumar Coulibaly, Fousseini Fane, Bandiougou Keita, Henri Coulibaly, Ibrahim Bouaré, Youssouf Sissoko, Souleymane Boré, Cheick Thiero, Hamady Traoré, Alex Diassana, Moussa Keita, Oumar Sidibé, Lamine Djiré, Adama Djakhabi, Sidiki Berthé, Abdoulaye Fofana (Non détenu).

Boubacar Yalkoué

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Article : A qui l’accord profite-t-il ?
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28 juin 2016

A qui l’accord profite-t-il ?

Au Mali, dans la capitale, un nouveau vent soufflait, la semaine passée,  avec la forte présence de personnalités impliquées dans le processus de sortie de crise au Mali. L’an I de l’accord d’Alger, c’est bien à l’occasion de cet anniversaire que la médiation (Algérie), les Nations Unies (MINUSMA), la France, les groupes armés (rebelles et miliciens) et  l’Etat malien se sont retrouvés pour faire le bilan et peaufiner de nouvelles bases pour l’atteinte de l’idéal commun.

Premier constat, chacun, malgré l’optimisme affiché, s’estime victime et sollicite réparation pour la suite. Si ainsi un protocole d’entente est signé, son application est bien plus importante. Et cela n’est possible sans le strict respect de l’engagement de tous. La médiation algérienne, les nations unies, la France ont beaucoup insisté sur la question. L’Etat malien, de même la plateforme s’inscrivent dans la même dynamique.

Le  regard étant tourné vers les groupes rebelles, dont la sincérité est douteuse, ceux-ci aussi se sentent victime collatérale dans cette atmosphère tendue qui bloque la mise en œuvre diligente de l’accord de paix. Bilal, patron du MNLA, dont la présence à Bamako a fortement touché le peuple malien, a profité de l’occasion pour exprimer leur vision des choses. Dans son adresse aux médias, il touche aux points sensibles. La chronologie des rebellions au nord du Mali, ce fameux terme ‘’AZAWAD’’, mais aussi la problématique du fédéralisme qui d’ailleurs pour lui aguerrit une nation. Bilal estime plus urgent de prendre en compte les causes de ces rebellions à répétition que sont la mal gouvernance et des accords mal réfléchis, sources toujours de nouvelles rebellions.

La réalité du terrain cette fois-ci va au-delà d’une telle remarque avec la présence au nord du Mali d’autres identités aux objectifs divers. Djihad, terrorisme, trafic de drogue etc. Ces groupes sont aujourd’hui les maîtres du nord. Leurs capacités de nuisance dépassent les prévisions.

C’est bien eux le vrai problème du Mali. La rébellion touarègue ne profite que de leurs forfaitures. Dans sa stratégie très maligne, étant au centre, elle jouit des grâces des deux côtés. Elle joue le rôle d’espionne au profit  des forces du mal (ses premiers alliés), et se fait dorloter en même temps  par l’Etat malien qui voit en elle l’unique support pour sortir de cette situation.

Il est bien de noter que l’intérêt que l’Etat malien porte à ces rebelles (de l’indépendance à nos jours) est aussi une source du problème. Face à leur pression, des accords sont mal négociés (juste pour calmer le jeu comme le confirme Bilal) et la suite est pire que le passé. Un groupuscule, se substituant aux défenseurs des causes des régions du nord, amassasse  des milliards et autres avantages, et déclare la paix. Dans le lot, les perdants claquent la porte et créent d’autres rebellions. D’où le concept, ‘’des cendres d’une rébellion naissent d’autres rebellions’’.

Face à ces causes profondes, seule une synergie d’actions, sans hypocrisie, entre forces républicaines pourra sortir le Mali de l‘impasse. Le patron de l’ONU l’a compris et nous espérons un mandat plus robuste capable de démanteler les réseaux mafieux qui plombent le progrès du Mali.

Les accords ont toujours profité aux autres, pas l’Etat malien qui saigne il y a plus de 50 ans.

Boubacar Yalkoué

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Article : A Paris, Moussa Mara expose son dernier livre
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25 juin 2016

A Paris, Moussa Mara expose son dernier livre

« Jeunesse  Africaine, le Grand  Défi à relever ». C’est le titre du dernier livre publié par l’ancien ministre du Mali, Moussa Mara. Le 23 juin,  il annonçait  sa présence à Paris dans  le cadre du lancement de son Ouvrage. Mara a profité de l’occasion pour  animer  une table ronde au Sénat français sur invitation du Sénateur et ancien Ministre Jean Marie Bocquel. Les questions de jeunesse, de terrorisme, de radicalisation, de gouvernance ont été abordées. Disait-il.

Après cette première étape, il a effectué  le déplacement au siège de l’organisation internationale de la francophonie pour y présenter son livre où il échangera  avec son compatriote, Adama OUANE administrateur de l’OIF pour évoquer le livre et les thèmes qui y sont abordés.

La troisième phase de ce séjour, il était l’invité de   Africa n°1 pour présenter son ouvrage à l’occasion de l’émission le grand débat animé par Mr Laloupo.

Après, il participera   à l’émission de télévision  » un livre une histoire » de RP médias pour présenter l’ouvrage.

L’auteur du livre a aussi présenté son œuvre aux étudiants africains de l’Université de Paris 8 st Denis, avec en clé des débats francs et directs sur les questions de jeunesse, d’engagement citoyen et politique…

Moussa Mara est ancien premier ministre du Mali, ancien ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville, ancien maire de la commune IV et Expert-Comptable.

BY

 

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Article : Devons-nous fêter l’accord de paix d’Alger ?
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25 juin 2016

Devons-nous fêter l’accord de paix d’Alger ?

L’accord de paix trouvé entre l’état malien et les groupes armés à Alger et signé en deux temps à Bamako a un an. L’évaluation faite de sa mise en œuvre par les acteurs du processus  et les maliens est sombre. Sa signature qui devait démêler les choses a plutôt embrasé la situation avec l’installation de cette confusion totale de la sincérité des groupes alliés envers l’Etat malien. De violation en violation des  principes de base de l’accord certains d’entre eux se sont substitués en  l’Etat malien en dictant leur autorité dans certaines contrées du nord où ils seraient probablement en connexion avec des terroristes et narcotrafiquants  pour des intérêts autour du trafic de la drogue. Certaines régions nouvellement créées sont à l’image de ce désespoir. Un peu plus au centre du nord, les forces étrangères dépassées par les attaques meurtrières des ennemis se sont retranchées dans leurs bunkers. Paris et l’ONU choqués, ont fini par taper du poing sur la table.  Il est temps que cela cesse. ‘’Le double jeu ’’ a fait trop de victimes et plombe le retour de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire.  Dans ce canevas, le Conseil de sécurité a siégé, sur proposition du patron de l’ONU,  afin de revoir le mandat de la Minusma. Le PM Modibo Keïta n’a pas raté l’occasion, en ce lieu,  pour exposer l’intolérable long métrage sanglant qui se joue au nord du Mali. Ramtane Lamamra, depuis Alger, samedi dernier, parlait  de l’an un de l’accord. Pour lui, il y  a une réelle volonté des parties signataires à prendre un nouvel envol pour la paix et la réconciliation. Ce qui se manifestera, à l’en croire,  lors de la rencontre de la semaine passée à Bamako à laquelle toutes les parties signataires ont pris  part. Après évaluation, de nouveaux jalons seront définis en vue de quitter ce marasme progressivement.  Ce qui veut dire que nous sommes toujours à la case départ et que le chemin sera périlleux et long. Donc pas lieu de fêter, mais avancer avec prudence puisque la maison est remplie d’hypocrites.

Boubacar Yalkoué

 

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17. févr.
2014
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Mali : Sur la table de l’Assemblée Nationale, 9 milliards de factures impayées ?

C’est la surprenante nouvelle qui est à la base de la mise en place d’un groupe de revendication des créanciers. Tous des commerçants (une trentaine), ils réclament leur argent, il y a plus de 10 ans. Ils avaient fourni du matériel en tous genre à l’Assemblée Nationale suite à des commandes.

Les concernés disent avoir pris des avocats et aussi être passé par tous les chemins sans avoir gain de cause. Ils ne savent plus quoi faire et voilà les propos que l’un d’entre eux nous a confié : «Nous avons fourni des matériels sous commande à l’Assemblée Nationale. Mais pour nous payer, les responsables ont du mal à le faire. Ce problème remonte au temps de feu Baba Boré, questeur. Nous sommes une trentaine de commerçants victimes de ce problème. Nous avons évalué le montant du crédit, il est estimé à 9 milliards.

Nous cherchons les moyens pour avoir nos dus, mais aucune des stratégies que nous avons adoptées n’a aboutie pour le moment. Nous ne savons plus quoi faire.

On espère qu’avec la nouvelle méthode de gouvernance d’IBK, nous serons remis dans nos droits. Quand il a été élu, nous avons repris les réclamations mais aucun écho favorable pour le moment. Malgré tout, nous y croyons. Comme tout vient d’être mis en place- le bureau- nous verrons ce que l’avenir réservera à notre sort ».

BY

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17. févr.
2014
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Les Confidences de Karim Keïta à un de ses collègues après son élection à la tête de la commission Défense : « Je vais quitter le pays, mon père m’exige la démission »

Après son élection par les autres membres de la commission Défense comme président de ladite commission,  l’honorable Karim Keïta, fils du président de la République, recevait des coups de fils incessamment. Il se dirige à la hâte-avec l’air paniqué-vers un élu. Le dernier coup de fil, lui annonce de mauvaises nouvelles. Et  c’est qui ?  Le Père, président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta.

Il sert la main de son collègue et lui : «  c’est chaud, je vais quitter  le pays ». L’interlocuteur lui pose la question à savoir ce qui se passe ?  «  Le Malinké vient de m’appeler. Il est contre  mon choix pour ce poste  et m’exige la démission », a répondu Karim avant d’ajouter « les Malinké sont trop compliqués… ».  Sans dire le reste de sa phrase, son téléphone sonne encore, il le décroche et court vers la sortie.

B.Y

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17. févr.
2014
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L’an 2013 : TAUX DE CORRUPTION DANS LES 28 ETATS MEMBRES DE L’UNION EUROPENNE : 120 milliards d’Euro soit plus de 78 milles milliards de F CFA, Le budget annuel de plus de 45 pays d’Afrique réunis

 

Le Rapport anticorruption de l’Union Européenne a été publié le 3 février 2014.  Le degré de corruption est inimaginable. Le chiffre annoncé se fonde sur des estimations réalisées par des organismes spécialisés comme la Chambre de commerce internationale, Transparency International, l’initiative UN Global Compact etc. Le rapport estime le taux de la corruption, chaque année, dans les Etats membres de l’Union Européenne à plus de 120 millions d’Euro soit  soixante-dix-huit mille milliards sept cent quatorze milliards huit cent quarante millions de F CFA  (78 714 840 000 000 F CFA).

Ce taux de corruption annuelle est supérieur au budget annuel de plus de 45 pays d’Afrique réunis ;  hormis, l’Afrique du Sud, le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, l’Egypte. Car rare sont les pays de l’Afrique où le budget annuel dépasse 2 milles milliards de F CFA.

Qui est mieux que qui ?

Quant on parle de corruption, tout le regard est tourné vers l’Afrique dont les dirigeants sont considérés comme des spécialistes  en la matière. Or dans ces pays africains, comme le Mali, le taux de la corruption ne gravite qu’au tour de quelques centaines de milliards.

Pouvons-nous  faire une comparaison entre les deux (Afriques- Etats membres Union Européenne) ? Cela ne relèvera que de le la mauvaise foi. Car ce rapport atteste que l’Europe est de loin corrompu  que l’Afrique.

Un document de 47 pages, le rapport a été paraphé par quelques chaînes internationales comme France 24, RFI etc. Mais il n’a pas fait l’objet d’un débat ou rediffusé à plusieurs reprises comme ils le font à chaque fois qu’il est question des mauvaises gestions financières en Afrique. Cela sous-entend quelque chose.  

 Voici quelques   passages des pages 2-3-4-6-7  du rapport.

Boubacar Yalkoué

 

« …La crise financière exerce une pression accrue sur les Européens et leurs gouvernements.

Face aux défis économiques actuels en Europe et ailleurs, il est impératif de renforcer les garanties sur l’intégrité et la transparence des dépenses publiques. Les citoyens attendent de l’Union qu’elle joue un rôle majeur en aidant les États membres à protéger l’économie légale contre la criminalité organisée, la fraude financière et fiscale, le blanchiment d’argent et la corruption, surtout en période de crise économique et d’austérité budgétaire. Selon les estimations, la corruption à elle seule coûte chaque année 120 milliards d’EUR à l’économie européenne, soit juste un peu moins que le budget annuel de l’Union.

…Deux enquêtes Eurobaromètre ont été menées au début de 2013 en préparation du rapport anticorruption de l’UE; elles ont donné lieu à la publication 1) d’un «rapport Eurobaromètre spécial» et 2) d’un «rapport Eurobaromètre Flash» centré sur les entreprises. Pour la plupart des pays, le classement obtenu avec l’indice de perception de la corruption (IPC) publié par Transparency International tend à correspondre aux réponses fournies dans le cadre des enquêtes Eurobaromètre. Au vu des données figurant dans le rapport Eurobaromètre spécial en ce qui concerne, d’une part, la perception globale de la généralisation de la corruption et, d’autre part, les situations concrètes où le paiement de pots-de-vin était attendu des répondants (expérience personnelle de la corruption), il est manifeste que les situations dans les États membres peuvent être caractérisées de différentes manières d’un État membre à l’autre. Les réponses confirment une perception positive et une expérience marginale de la corruption au Danemark, en Finlande, au Luxembourg et en Suède. Dans ces pays, rares sont les personnes interrogées qui signalent une situation où elles étaient censées verser des pots- de devin (moins d’1 % des cas) et le nombre de personnes qui estiment que la corruption est très répandue (20 %, 29 %, 42 % et 44 % respectivement) est nettement inférieur à la moyenne de l’UE. Au Royaume-Uni, seules 5 personnes sur 1115 ont connu une situation où l’on s’attendait à ce qu’elles paient un pot-de-vin (moins d’1 % des cas), ce qui constitue le meilleur résultat de toute l’UE; toutefois, les données concernant la perception montrent que 64 % des répondants au RU estiment que la corruption est très répandue dans le pays (la moyenne de l’UE étant 74 %).

Dans des pays tels que l’Allemagne, les Pays–Bas, la Belgique, l’Estonie et la France, bien que plus de la moitié des personnes interrogées estiment que la corruption est un phénomène très répandu, le nombre réel de personnes ayant dû payer un pot-de-vin est faible (environ 2 %). Ces pays figurent également parmi les meilleurs du classement obtenu avec l’indice de Transparency International. L’Autriche présente des caractéristiques similaires, si ce n’est qu’un nombre relativement élevé de répondants (5 %) signalent avoir été censés payer des pots-de-vin.

Dans certains pays, dont la Hongrie (13 %), la Slovaquie (14 %) et la Pologne (15 %), un nombre relativement élevé de personnes ont indiqué avoir personnellement vécu la corruption, cette expérience étant toutefois clairement circonscrite à certains secteurs. Dans ces pays, la plupart des cas de corruption interviennent dans un secteur, les soins de santé. Il est démontré que les problèmes structurels qui touchent les soins de santé sont une incitation au paiement de pots-de-vin au personnel médical. De fait, dans tous les pays mentionnés, le détail des réponses montre que les soins de santé sont cités par le plus grand nombre de personnes, tandis que l’ensemble des autres institutions ou secteurs (comme, par exemple, la police, les douanes, le personnel politique, les parquets, etc.) ont été mentionnés par moins d’1 % des personnes interrogées. La corruption au sens large est perçue comme étant très répandue dans ces pays (82% en Pologne, 89 % en Hongrie et 90 % en Slovaquie).

Dans certains pays, dont le Portugal, la Slovénie, l’Espagne et l’Italie, les pots-de-vin sont apparemment rares, mais la corruption au sens large est un réel sujet de préoccupation: un nombre relativement faible de personnes interrogées ont déclaré avoir été explicitement ou implicitement invitées à payer des pots-de-vin au cours des 12 mois précédents. Bien que les expériences personnelles de corruption soient apparemment rares (1 à 3 %), la perception est si fortement influencée par des scandales politiques récents et par la crise financière et économique que c’est une impression négative qui ressort en ce qui concerne la corruption en général (90, 91, 95 et 97 % respectivement).

Les pays qui figurent en queue de classement concernant tant la perception que l’expérience concrète de la corruption  sont, notamment, la Croatie, la République tchèque, la Lituanie, la Bulgarie, la Roumanie et la Grèce. Dans ces pays, entre 6 et 29 % des personnes interrogées signalent avoir été explicitement ou implicitement invitées à payer des pots-de-vin au cours des 12 mois précédents, tandis qu’entre 84 et 99 % des répondants estiment que la corruption est très répandue dans leur pays. La Croatie et la République tchèque semblent donner une impression un peu plus positive avec des résultats légèrement meilleurs que les autres pays du groupe.

Les pays qui n’ont pas été mentionnés (à savoir la Lettonie, Malte, l’Irlande et Chypre) présentent des résultats qui ne divergent pas sensiblement de la moyenne de l’UE sur aucun des aspects abordés.

Au niveau européen, les trois quarts des personnes interrogées (76 %) estiment que la corruption est très répandue dans leur pays. Les pays où les répondants sont le plus enclinsà penser que la corruption est très répandue sont la Grèce (99 %), l’Italie (97 %), la Lituanie,l’Espagne et la République tchèque (95 % chacune). Un quart des Européens (26 %) – contre 29 % dans l’enquête de 2011 – considèrent qu’ils sont personnellement touchés par la corruption dans leur vie quotidienne. Les pays où les répondants sont le plus enclinsà affirmer que la corruption les touche personnellement sont l’Espagne, la Grèce (63 %chacune), Chypre, la Roumanie (57 % chacune) et la Croatie (55 %); et ceux où ils ont moins tendance à le dire sont le Danemark (3%), la France et l’Allemagne (6 % chacune). Environ un Européen sur douze (8 %) déclare avoir fait l’objet ou été témoin de corruption au cours des 12 mois précédents. Les pays où les répondants sont le plus enclins à déclareravoir fait l’objet ou été témoin de corruption sont la Lituanie (25 %), la Slovaquie (21 %) et la Pologne (16 %); et ceux où ils ont moins tendance à le dire sont la Finlande, le Danemark(3 % chacun), Malte et le Royaume-Uni (4 % chacun).

Environ trois quarts des Européens (73 %) affirment que les pots-de-vin et le recours aux relations personnelles constituent souvent le moyen le plus simple d’obtenir certains services publics dans leur pays. Cette conviction est le plus répandue en Grèce (93 %), àChypre (92 %), en Slovaquie et en Croatie (89 % chacune). Comme en 2011, environ deux Européens sur trois (67 %) estiment que le financement des partis politiques n’est pas suffisamment transparent ni contrôlé. C’est en Espagne (87 %), en Grèce (86 %) et enRépublique tchèque (81 %) que les répondants sont le plus enclins à le penser; tandis que cetavis est le moins partagé au Danemark (47 %), au Royaume-Uni (54 %), en Suède (55 %) eten Finlande (56 %). Un peu moins d’un quart des Européens (23 %) admettent que les efforts fournis par leurs gouvernements respectifs pour tenter de venir à bout de la corruption portent leurs fruits; environ un quart estiment que suffisamment de poursuitessont menées avec succès pour dissuader leurs concitoyens de pratiquer la corruption.

Dans l’enquête Flash centrée sur les entreprises, l’ampleur des variations entre les résultats obtenus pour chaque pays est frappante: pas moins de 89 points de pourcentage séparent le degré le plus élevé (Grèce: 99 %) du degré le plus faible (Danemark: 10 %) de perception de la corruption. (On constate le même phénomène dans l’enquête Eurobaromètre spéciale mentionnée plus haut: les résultats varient entre 20 et 99 %.) De fait, tous les répondants à l’exception d’un seul sont convaincus que la corruption est très répandue en Grèce.

Au niveau européen, plus de 4 entreprises sur 10 considèrent la corruption, mais aussi le clientélisme et le népotisme, comme une source de problèmes dans les affaires. Lorsqu’onleur demande précisément si la corruption est une source de problèmes dans les affaires, 50 %des entreprises dans le secteur de la construction et 33 % dans le secteur destélécommunications/technologies de l’information estiment qu’il s’agit d’un problème grave.

Plus l’entreprise est petite, plus la corruption et le népotisme sont perçus comme une source de problèmes dans les affaires. Les entreprises ont davantage tendance à être de cetavis en République tchèque (71 %), au Portugal (68 %), en Grèce et en Slovaquie (66 %chacune)… »

Bruxelles, le 3-2-2014

COM(2014) 38 final

 

 

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04. févr.
2014
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Au Mali, nouvelle vie de pacha pour la famille Keïta

Selon des sources aéroportuaires, deux véhicules de marque Range-Rover dernière version (2014), sont arrivés, il y a quelques semaines, à l’aéroport international Bamako-Senou à l’adresse de la famille présidentielle. Sont-ils pour Karim Keïta, fils du président de la République ou le président lui-même ?

Des sources affirment que c’est dans un de ces véhicules qu’IBK a fait son déplacement à Kati le 20 janvier pour l’inauguration de la stèle en la mémoire des soldats disparus sur le champ de l’honneur.

D’autres sources nous disent aussi avoir vu Karim Keïta dans un véhicule de cette marque à Hamdallaye, au lieu de l’enterrement d’un grand homme de ce pays disparu. C’était la semaine dernière.

Ces véhicules seraient estimés à plus de 80 millions de nos francs.

Boubacar Yalkoué

 

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04. févr.
2014
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Affaire Salif Keïta- et son ex-épouse :Le front judicaire, pas clos

Les tractations judiciaires  entre le chanteur Salif Keîta et sa femme Mafi quant au divorce sont consommées. L’artiste a profité de la présentation des vœux de nouvel an, ayant fait l’objet d’une conférence de presse  le 21 janvier dernier sur son île sise à      kalaban-Coro, pour annoncer la nouvelle. Les raisons ? Elles sont multiples, a-t-il dit ce jour sans entrer dans les détails.

Mais l’affaire n’est pas totalement close. Un autre front judicaire oppose les deux. Comme il l’avait souligné lors de la conférence, l’affaire tourne autour d’une maison du chanteur  à Dialakorobougou dont son ex-épouse, Mafi, s’est saisie du document  et l’a transformé en son nom, avec la complicité de la notaire Célestine Camara.

Pour cette affaire, selon des sources, l’artiste est très fréquent au tribunal de Kati où il a déposé une plainte contre son ex-épouse et la notaire pour deux motifs : ‘’faux et usage de faux et disposition illégale de bien d’autrui’’.

Le mercredi, 29 janvier dernier,  une source nous a fait cas de sa présence au tribunal de Kati. Il dit prêt à mener cette affaire jusqu’au bout. Nous a confié un de ses proches.

BY

 

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Auteur·e

L'auteur: Boubacar Yalkoué Djarra
Je suis un Diplômé des Sciences de l'Education à la Faculté des Lettres Langues et Sciences Humaines (FLASH) de Bamako. Après, je me suis lancé dans l'enseignement au Lycée en Qualité de Professeur de Français. une fonction que j'exerce toujours. j'ai profité aussi de mon amour pour la presse et me lancer dans le métier. Depuis 2010. J'ai servi dans quatre journaux de la place: Le Matin, L'Albatros, Le Canar Déchaîné, La Nouvelle Patrie. Maintenant, je travaille au compte du journal Le Pays. un Hebdomadaire malien dont je suis fondateur et Directeur de Publication.

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